www.signe-de-piste.com

Interview Alain Gout

© Mars 2008 - Les Amis du Signe de Piste - Informations légales - Pour nous contacter

Avril 2008, l'évènement Signe de Piste : Exposition et dédicaces à Paris et Versailles

Page d'accueil | Petite histoire

d'une grande collection | Auteurs et

illustrateurs | Les livres | Les Amis du

Signe de Piste | Actualités - Agenda

Événements | Liens

Retour page Histoire du Signe de Piste

Pourquoi relancer Signe de Piste aujourd'hui ?

Signe de Piste, tel le Phénix, renaît périodiquement, chaque fois avec succès. Sans doute à cause de sa capacité à épouser son époque et à publier des textes audacieux. C'est le cas, par exemple, avec le livre sur le Darfour, publié en 2005, c'est-à-dire bien avant que les médias ne s'emparent du sujet.


Pensez-vous lancer de nouveaux auteurs ?

Nous n'avons jamais cessé de le faire. Le dernier est Krapivine, un géant de la littérature de jeunesse russe actuelle, traduit en 24 langues. Il a su créer un univers personnel à la limite du roman russe classique et d'un fantastique light. Avant, nous avions lancé Jean Ceuilleron, sorte de Jules Verne moderne qui s'est donné pour projet de donner le goût des sciences en lançant des jeunes dans des aventures interplanétaires au cours desquelles ils expérimentent les technologies du Futur.


Allez-vous rééditer les classiques du SDP ?

Bien sûr ! Si nous innovons chaque jour, c'est parce que nous avons des racines. Signe de Piste est une collection mythique, au patrimoine riche et varié, qui a marqué la littérature de jeunesse de la seconde moitié du XXème siècle.


Par rapport à l'édition jeunesse, quelle est votre spécificité ?

D'abord ne pas suivre les modes, ne pas faire du polar au moment où tous les éditeurs en font ; du fantastique quand tout le monde s'y met, etc : nous nous situons en dehors des modes passagères, nous travaillons sur le long terme. Ensuite, ne jamais sombrer dans le commercial : chaque auteur doit apporter quelque chose de neuf, soit par son écriture (Krapivine), soit par le sujet traité (Ceuilleron), soit par le regard qu'il porte sur la jeunesse et ce qu'il lui propose (Viguié). Cette politique éditoriale est la traduction du respect profond que nous portons aux jeunes. Que sera demain si on ne permet aux jeunes de se créer repères et valeurs ?


La diffusion via internet est-elle un choix ?

Oui, de même que la vente par correspondance. Ce sont deux moyens de vente qui permettent d'atteindre directement le public. Mais c'est aussi un choix subi : la prolifération des nouveautés, d'année en année, fait que l'accès au rayon du libraire est de plus en plus difficile, pour des durées de plus en plus courtes. La création de mastodontes de l'édition fait que les petits éditeurs n'ont plus accès à la librairie. Nous avons donc privilégié d'autres circuits. A regret, mais c'est comme ça.


L'intégrale Joubert: comment cette idée est-elle née ?

Pierre Joubert est considéré par ses pairs comme l'un des plus grands illustrateurs actuels. 15.000 illustrations, pour 1.000 titres différents en 70 ans. Ce stakhanoviste du dessin n'a jamais arrêté de dessiner, de 14 à 90 ans ! Delahaye veut faire connaître l'ensemble de son oeuvre. D'où cette édition monumentale (8 à 9 albums prévus) de l'Intégrale Signe de Piste. Nous avons édité aussi tout Marabout, ses peintures de marine, l'Héraldique, Le Livre de la jungle, et bientôt tout Rimbaud.


D'où vient l'équipe qui anime la collection ?

Delahaye est une jeune maison d'édition créée en 2003. De la jeunesse elle a le dynamisme. Son animatrice, Agnès Fénart, fixe les objectifs généraux et assure la gestion d'ensemble. Avec Alain Gout, elle s'est attaché la mémoire du Signe de Piste, mais aussi les recettes et méthodes qui ont fait le succès de cette collection. Récemment, Delahaye a engagé comme directeur de collection, pour la série aînés " Campus ", Alain Jamot qui s'est fait remarquer par ses analyses des romans Signe de Piste et qui doit faire paraître prochainement un roman dans la collection Campus.

Pensez-vous relancer des initiatives comme le Prix des moins de 25 ans ?

On y pense fortement. Signe de Piste a toujours été un tremplin pour les jeunes auteurs. C'est dans cette collection que le jeune Bertrand Poirot Delpech a fait paraître son premier roman. Et aussi Jean-François Bazin, à 16 ans !, devenu plus tard maire de Dijon puis Président de la Région Bourgogne. Et tant d'autres.


Comment envisagez-vous l'avenir de la collection ?

D'abord dans le double mouvement, évoqué plus haut, de sauvegarde du patrimoine et de modernité. Nouveaux talents, nouveaux thèmes, grands sujets intéressant le monde actuel. Sans démagogie et sans concession. Ensuite par un éclatement des collections : Signe de Piste étant le navire amiral, la collection ''généraliste'', entourée de satellites et de poissons pilotes : ''Campus'', des romans pour ''young adults'', sans tabous, un genre nouveau ; Krapivine, ''terra incognita'' à explorer avec passion ; ''Mission A.D.N.'', roman de la Science et du Futur; ''Les Enquêtes du Chat-Tigre'', des polars avec le ''Maigret du Signe de Piste'' ; ''Cabestan'', petit créneau réservé aux scouts, public originel de la collection. Toutes ces séries gravitant autour de Signe de Piste, qui n'est pas seulement une collection, mais un esprit, une certaine façon de parler à la jeunesse.

« Signe de Piste chez Delahaye : un nouveau départ »

En savoir plus...

Un nouvel éditeur pour le Signe de Piste


Signe de Piste, d'éditeur en éditeur (1937-2007)


Interview d'Alain Gout : Signe de Piste chez Delahaye


L'esprit Signe de Piste