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Un dictionnaire de la littérature à l'usage des snobs |

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revue de presse Signe de piste |
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Signe de Piste dans l'Express |
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L'Express, 20 septembre 2007 |
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Le club des snobs litt' «J'suis snob», scandait Boris Vian en 1954, dans une célèbre chanson. Mais plus assez snob pour les «snobs littéraires», cette drôle d'engeance qui épingle aujourd'hui Vian dans la liste des 10 livres les plus haïssables, pour avoir écrit L'Ecume des jours ! Une liste qui sert d'incipit au réjouissant Dictionnaire de littérature à l'usage des snobs. Et surtout de ceux qui ne le sont pas, signé du journaliste Fabrice Gaignault, rédacteur en chef à Marie Claire et collaborateur du magazine Lire (appartenant au même groupe que L'Express). «Dictionnaire» est un bien grand mot pour cet ouvrage de quelque 200 pages. C'est surtout, comme indiqué en sous-titre, un lexique indispensable de connaissance littéraire pointue. La préface annonce la couleur: plutôt que d'en rester à sa prétendue étymologie, sans noblesse, «snob» est ici à entendre au sens de secte élective qui préfère placer au sommet de son panthéon personnel un auteur méconnu mais jugé tellement plus important qu'une célébrité des lettres, trop consacrée pour être intéressante. D'où cette recension impitoyable du début, qui exclut également Belle du seigneur, d'Albert Cohen, La Nausée, de Jean-Paul Sartre, Le Petit Prince, d'Antoine de Saint-Exupéry, ou encore Sur la route, de Jack Kerouac. Or le répertoire qui suit se révèle plus arbitraire que vraiment pointu, n'hésitant pas à retenir nombre de personnalités assez connues du grand public (Catherine Millet, Jay McInerney, Louise de Vilmorin, Ian Fleming, Emmanuel Bove, Renaud Camus, Jean-Dominique Bauby, etc.). Heureusement, il attise aussi la curiosité en faisant la part belle à des auteurs vraiment confidentiels. Tel ce Jean de La Ville de Mirmont, mort à 28 ans dans les tranchées de 14-18, après avoir écrit un seul et unique roman, Les Dimanches de Jean Dézert, tout ce qu'il y a de plus sublime aux yeux des «snobs litt'». De même qu'ils considèrent Maurice Rollinat, poète lugubre de la fin du xixe siècle, comme un Baudelaire en plus noir. Ils vénèrent évidemment José Carlos Llop, très subtil romancier espagnol établi à Majorque, tout autant que cette mondaine invétérée que fut l'Américaine Fleur Cowles, mariée à un magnat de la presse, devenue journaliste et écrivain, demeurée mondaine jusqu'au bout. Ils ont aussi pour idole Dodie Smith (1896-1990), dramaturge anglaise qui connut la gloire en écrivant Les 101 Dalmatiens. Certes, ce livre érudit et désinvolte, instructif et divertissant, ne cache pas sa fascination pour les Anglo-Saxons, de l'aristocratie anglaise aux junkies américains, des dandys so British à la Beat Generation. Mais la vieille garde française n'est pas en reste, avec Paul Morand en chef de file. Cette singulière vision du monde s'appuie également sur des lieux, du Chelsea Hotel (New York) à Saint-Florent-le-Vieil (où vit Julien Gracq), en passant par trois villes clefs: Tanger, Trieste et Venise. Nombreux sont les prétendants recalés Dictionnaire de littérature à l'usage des snobs. Et surtout de ceux qui ne le sont pas |
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Dans son article paru dans l'Express daté du 20 septembre 2007, Delphine nous apprend l'existence d'un Dictionnaire de littérature à l'usage des snobs. Et surtout de ceux qui ne le sont pas ! Pour l'auteur de cet ouvrage étonnant, le top du snobisme est d'avoir lu au moins quelques Signe de Piste durant sa jeunesse. Pour en savoir plus, lisez donc l'article en question... |
